Pour répondre aux besoins vitaux de leur famille, des femmes et des hommes très pauvres et entreprenants développent une activité génératrice de revenus : étal de fruits et légumes, micro-épicerie, salon de coiffure, couture, cantine de rue, etc.
Le principal frein au développement de leur activité est le manque de capital : ces micro-entrepreneurs n’ont pas accès à des services bancaires classiques, car le montant dont ils ont besoin est trop faible pour intéresser les banques, et ils n’ont pas de garantie à leur présenter.
Dans certains cas, ces micro-entrepreneurs ont recours aux services d’usuriers, qui pratiquent des taux très élevés, sur des montants parfois déraisonnables et contribuent à les enfermer dans le cercle vicieux du surendettement.
Le microcrédit permet au contraire aux micro-entrepreneurs de progresser sûrement : il leur permet d’accéder successivement à de petits emprunts adaptés à leur besoin et à leur capacité de remboursement, et est enrichi d’un accompagnement qui favorise le partage d’expérience et de bonnes pratiques.